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Ce blog c'est un peu une façon de confronter mes (tentatives d') écrits au monde. J'aimerai fortement avoir des commentaires, pertinents si possible Je ne réclame pas des "trop bien" ou des "c'est nul", juste du constructif, qu'on me dise pourquoi vous aimez ou pas tel ou tel texte, que ça m'aide à avancer dans ma découverte de l'écriture. Je vais enrichir ce blog petit à petit, au gré de ma plume (j'avoue ma plume, c'est plutôt un clavier). La plupart de ces textes sont des jeux d'écriture, lorsque c'est le cas, le sujet est mis à la fin du texte Au plaisir de vous lire et que vous me lisiez! Je sévis / squatte / pose mes écrits aussi Là Bas
Pseudo Conte
Vendredi 03 Octobre 2008 à 10:31 Publié par Yunette dans Euh... inclassable? Il était une fois dans un Assez Vieux Pays, un roi nommé William qui ne tolérait ni les hèssèmèsses ni les fautes de grammaire. Il fit clamer son message à travers tout son royaume par les Siwens d’eau douce : « Nul ne commettrait de faute de langage en son Royaume sans se faire punir pour trouble à la grammaire publique. » Pour ce faire il avait d’ailleurs créé la brigade de Correction Royale de Stupidité chargée de reprendre chacun ou de l’affubler d’un sobriquet. Un jour la frêle Frehelle, armée d’une pe-Titeplume, décida de se lancer dans l’écriture d’une ode à la nature. La pâle jeune femme ne savait par où commencer tant elle était effrayée à l’idée de faire la moindre faute, ce qui l’aurait condamnée à rencontrer la terrible dragonne. Par un matin pluvieux, elle se mit à écrire. « Jveuxdusoleil » pensait-elle, « comme il n’est pas là, je vais l’imaginer ».
Une Marmotte témoin de la chose, s’empressa auprès de son amie l’Hirondelle qui le chanta à tout va. Entendant cela, un Djin estimant que la malheureuse fautive ne méritait pas tel sort, se transporta immédiatement auprès d’elle. «Désires-tu mon aide ?» lui chuchota-t-il à l’oreille. Frehelle s’empressa d’acquiescer, elle ne pouvait sire mot, la peur scellant ses machoires. Le Djin fit apparaitre un hobbit, ménestrel de surcroit ; ce petit homme qui se nommait Bilbo se mit à jouer une Polka de sa lyre désaccordée et à chanter à tue tête. Les oiseaux s’envolèrent de toutes parts, dérangés par le vacarme. Guylou entendant cela se dit que la malheureuse faute de la jeune femme ne méritait pas de laisser autant souffrir ses oreilles et s’enfuit au fond de sa grotte. Le Djin les ramena sur le continent, dans un endroit du royaume que le seigneur visitait peu et leur bâtit une grande maison. Frehelle et Bilbo se marièrent alors et eurent beaucoup d’enfants… enfin, une déjà, pour commencer. JPH, comme d'hab, écrire un conte, insérer quelques mots... je me suis inspirée des pseudos des gens sur avp... voilà!
Spéléo
Mercredi 24 Septembre 2008 à 10:11 Publié par Yunette dans Histoires de Vie (et rien à voir avec les sims!) Deux silhouettes parmi les ombres, Un faible faisceau traverse la pénombre qui a envahit la grotte. Les deux explorateurs se rapprochent l’un de l’autre, la présence de la lumière faisant paraitre les parois plus lointaines encore. Un battement d’ailes, loin au dessus d’eux les fait sursauter ; Martine est prise d’un rire nerveux dont le son se répercute, faisant écho au loin. Jacques s’énerve Ils s’avancent précautionneusement, Jacques avance d’un pas sûr, malgré sa sœur accrochée à lui. Le pied de Martine glisse sur une pierre, elle perd prise, entrainée immanquablement vers l’arrière ; elle pousse un cri strident tandis que son frère la rattrape d’une main, se raccrochant à la paroi de l’autre. Elle se love dans ses bras, le cœur battant à tout rompre. Se le tenant pour dit, elle reste coite, éclairant le chemin qui les mène à la sortie. Le bruissement semble s’accentuer, les battements s’approchent de ses oreilles, elle accélère le pas, paniquée. Après quelques tours et détours, ils atteignent une porte. La lumière perce à travers. Elle se jette sur la poignée, mais la porte est fermée, verrouillée. Jacques ricane ; levant sa lampe Martine aperçoit l’éclat de la clef dans la main de son frère. La porte s’ouvre laissant pénétrer un rayon de soleil dans la grange de Grand-Pa, éclairant çà et là la grotte, un amas de métaux, de bottes de paille et de tissus. Tout là haut, près des fenêtres de plexiglas tendues de toile de jute, les chauves-souris roucoulent. Martine sort, courant vers la lumière, les yeux encore humides et se retourne vers son aîné, un grand sourire aux lèvres
JPH encore: Un homme, Une femme enfermés à clef... tadam...
La chaine du sous-titré
Dimanche 07 Septembre 2008 à 10:33 Publié par Yunette dans Articles par défaut
1. Attrapez le bouquin le plus proche
Le premier arrivé dans ma paume ? Pearl Buck, « Les fils de Wang Lung »
3. Trouver la cinquième phrase et citer les trois suivantes
« Ainsi les cents se rassemblèrent et Wang le Tigre les compta, et quand furent arrivés tous ceux qu’il savait qui viendraient, il donna l’ordre de tuer les bœufs et les volailles et les cochons aussi. Alors les hommes se mirent de tout cœur à cette besogne, car ils n’avaient pas mangé de très bonne viande depuis nombre de jours. Les uns allumèrent les fourneaux et les firent ronfler, d’autres allèrent puiser de l’eau à un torrent de montagne qui coulait près de là, et les autres tuèrent les bêtes, les écorchèrent et les coupèrent en quartiers. »
4. Dénoncer le taggueur (celui qui m'a arrimée à cette chaîne) il s'agit d'Elvys! Une poétesse, un art d’écrire, étonnant, déroutant et troublant.
dont la plume nous emmène, doucement, au gré du vent.
Une scribouillarde, débrouillarde de la plume qui nous entraine dans la valse des ses mots.
Des mots distillés pour dire, rire, sourire, jouer, enjouer ... et surtout donner un sens à la vie.
Une femme qui nous parle de sa vie, sa vie au japon, là où elle est "la Gaijin" avant d’être elle, Mimisan.
De la poésie, des mots, des maux, les siens, ou pas…
Au-delà des Ondes
Lundi 01 Septembre 2008 à 10:31 Publié par Yunette dans Euh... inclassable?
J’ai remarqué que, de temps en temps, lorsque j’éteins la radio, elle continue à marcher. La première fois je ne m’en suis pas rendu compte ; parti me coucher, je l’ai découverte – grésillant – le lendemain matin. J’ai simplement cru que je l’avais oubliée. Mais aujourd’hui, j’ai beau tourner le bouton, rien n’y fait. Je tire sur le fil. Le son persiste.
Je me tourne et me retourne – rien – je ne trouve pas le sommeil, impossible de me sortir cette fichue radio de la tête. Quitte à ne pas dormir, autant que ce soit en l’écoutant. Alors, un thé, une couverture et je m’installe dans mon fauteuil favori histoire d’en savoir plus.
Tout à coup je discerne quelque son malgré les parasites ; une musique étrange, ainsi qu’une voix, j’augmente le son :
Etonné de ce tour de force, mais soulagé, je ris ! Ce n’est qu’une émission de radio ! Un truc à la gomme dans le genre « vous entrez dans la quatrième dimension » Pour la peine, je vais m’en délecter ; je me pencherai sur le problème de la retransmission plus tard.
Le grésillement s’est tu, enfin. Comment se fait-il que cette radio a pu me transmettre cette émission ? Mais suis-je bête ?! Ce ne peut être qu’un oubli de ma part. J’avais laissé les piles lors de ma dernière sortie. Comment ? Pas de piles ?
Tout à coup mes trois (trois ?) yeux accrochent le miroir je me reconnais vaguement mais ce qui me choque le plus c’est cette peau verte, écailleuse… et ces deux soleils qui se lèvent par delà les immeubles.
Jeu d'écriture (pour changer), il fallait commencer les texte par : "J’ai remarqué que, de temps en temps, lorsque j’éteins la radio, elle continue à marcher."
Voyage
Lundi 01 Septembre 2008 à 10:11 Publié par Yunette dans Histoires de Vie (et rien à voir avec les sims!)
Ca y est, les enfants sont bouclés, les valises bien sages, on va pouvoir décoller. La petite trépigne dès les premiers kilomètres « Meuh ? Meuh ? » T’inquiètes ma puce, t’auras tout le temps de les voir sur la route tes vaches. Le grand ouvre la bouche, je sens que je ne vais pas y couper « C’est quand qu’on arrive ? ». Je l’aurai parié, à peine partis et il commence à être chiant. C’est quoi aussi ton idée à la gomme là ? Partir en vacances… C’est nouveau ça que t’aimes les vacances ? Pas comme si t’en avais besoin, tu bosses pas !
Jeu d'écriture sur le thème des vacances, j'ai choisi la montagne et ses mots imposés: vache, océan, embruns,dextre, parti pris.
Borsalino
Lundi 25 Août 2008 à 10:10 Publié par Yunette dans Histoires de Vie (et rien à voir avec les sims!) Quand j’étais jeune et con, tiens, tout comme toi petit ; quand j’étais jeune et con donc, je m’imaginais finir riche, je rêvais d’être un mafioso sans scrupule, de porter un costume trois pièces agrémenté d’un borsalino… Ah ! Ce que j’aurai aimé diriger une famille, qu’on vienne me baiser la main en m’appelant « Parrain » et que même le pape me respecte ! Il est vrai que je ne suis pas né dans la cuisine du diable et que les seuls mafieux que j’ai vus se trouvaient sur une toile de ciné du quartier Montparnasse. Les Don Corleone dont j’avais toujours été le plus grand admirateur n’étaient que des acteurs… Mais quels acteurs ! Brando, de Niro, Pacino (que des O !) des hommes à l’image des mafiosi tels qu’on les imagine ! Ah ça oui… j’aurai aimé, mais voilà… Je suis né en 45, j’ai passé mon certificat d’études et je suis resté à Paris, là où j’avais grandit. J’en étais proche de tous ces grands ! Je n’aurai pas pu faire plus proche, j’étais devenu Projectionniste. Et toujours au Montparnasse. Bon, ce n’est plus la même petite salle, ils nous ont mis un truc énorme, « Gaumontparnasse » ils appellent ça. Et le rythme n’est plus le même, il y a tellement de films que je ne peux pas tous les connaitre, j’aimerai bien pourtant, comme à mes débuts, passer en boucle le même film et ce pendant six mois. Maintenant je n’ai plus le temps d’apprécier, cinq nouveaux films par semaine, une vraie boulimie créative ! En attendant la retraite, à chaque congé, je me réfugie au Luxembourg où je file des coups de canne aux passants, comme dirait l’autre, bien qu’ils ne mangent pas de pain.
Le gamin observe le vieux en coin, l’écoutant raconter sa vie – ça fait passer le temps – il s’imagine vieux lui-même, faisant le décompte de sa vie à un jeune con, assis sur un banc, au Lux. Il ne sait pas encore comment il sera, ce qu’il lui contera au gamin, pour l’instant il est en seconde Gé, pas fixé, pas encore prêt, peut être. Et puis, il a le temps non? En tout cas, il le croit. Il est encore persuadé d’avoir l’avenir et le monde (l’avenir du monde ?) entre ses mains. Bon il n’est pas dupe hein, au fond de lui, il sait bien qu’il ne l’a pas vraiment. Enfin, il s’en fout, ou pas d’ailleurs, ou pas. J’suis content quand même… J’ai réussi à l’avoir mon borsalino !
Jeu d'écriture, il fallait s'inspirer de cette photo de Pierre de Fenoyl
OPALE
Vendredi 15 Août 2008 à 10:10 Publié par Yunette dans Simili Fantasy
Opale, un nom qu’il m’a donné le jour où il m’a trouvée. Je ne sais pourquoi, mon père adoptif étant décédé, il me serait difficile de découvrir son intention. Aujourd’hui, il faut bien avouer que ce n’est plus mon principal souci.
Il serait d’ailleurs bon que j’arrête de tergiverser et que je me décide ; dois-je faire face à mes ennemis ? Ou bien faut-il que je m’enfuie ? D’ailleurs si je fuie, où fuir ? Me rendre ? Non… cela ne me ressemblerai pas. Combien sont-ils ? Pas plus d’une dizaine je pense… Avancer un peu plus loin, que je prenne de l’avance. Là, après l’arbre, un ruisseau, je vais pouvoir me désaltérer. Mince ma robe… accrochée… espérons que ce petit bout de tissu ne les mettra pas sur ma trace. Prendre garde à l’endroit où je mets les pieds ; ce n’est pas le moment de me blesser. Je ne me suis jamais aventurée aussi loin sur les terres de chasse du Roy. Par où dois-je me diriger ? Réfléchis, Opale, réfléchis.
Du bruit, qu’est ce que ? Les voila ?! Non, Non ! Pas déjà ?! Comment se fait-il que je n’aie vu personne arriver ?! Un son, juste derrière moi… pitié… Me voilà bien…
Que s’est-il passé ? Ma tête… Les traitres, ils m’ont assommée, ligotée, où suis-je ? Un cachot visiblement, la pierre suintante m’en donne l’impression. D’un côté, la décision fut simple à prendre, d’un autre, la situation n’est pas des plus plaisantes. J’aimerai vraiment savoir ce qu’ils me veulent, ce qu’ils me reprochent. Qu’ai-je donc fait, que me reprochent-ils si ce n’est mon apparence ? Et ces liens me blessent ! Non, je ne geindrai pas, je ne leur ferai pas ce plaisir. Mais quand même… Hein ? Que se passe-t-il ? Une sensation de chaleur là où les liens me meurtrissent les poignets. Libre ? Qui est là ? J’ai beau tâtonner autour de moi, je ne perçois personne.
Pas le temps de me poser des questions, tout à l’heure – combien de temps au fait ? – cela m’a valu de me faire prendre. La sortie, trouver la sortie, je veux de l’air, je… Cette lumière… on dirait… on dirait bien qu’elle émane de moi ! Suis-je en train de brûler ? Est-ce qu’on ne m’a libérée que pour me traiter comme une sorcière ? Etrange, je ne ressens aucune douleur, la douce chaleur qui émane de moi aurait plutôt tendance à me soulager. Que suis-je ? Du calme, surtout, du calme.
« Par ici messieurs-dames, suivez-moi, s’il vous plait » autant de phrases qu’il répétait machinalement, jour après jour ; ça et la tenue ridicule qu’il portait – les guides étaient vêtus à la façon de fous du Roi – étaient les principaux défauts de son travail. Mais aujourd’hui, lui qui rêvait de changement, allait être servi ; à peine arrivé dans les sous sols il s’arrêta net. Il y avait de la lumière. Pourtant, à cette heure, seul son groupe aurait dû s’y trouver. Il reprit la visite mine de rien pour ne pas faire paniquer les visiteurs et, prudemment, il les emmena loin de sa source. Pour éviter les interrogations, Bastien expliqua à ses touristes sur le ton de la confidence, qu’un spectacle « sons et lumières » était en préparation ; il leur demandait donc la plus grande discrétion. Elle semblait chatoyer, sombre, aux reflets multicolores, semblable à une aurore boréale. La fin de la visite se rapprochant, il raccompagna son groupe à la sortie, prit un sac à dos contenant son équipement de survie, mis un panonceau « risques d’éboulements » sur la porte des catacombes, puis il s’avança.
Ah ? Oui, du bruit à nouveau, très léger. Et cette fois, il se rapproche, un seul pas, je, je discerne quelque chose. Qu’est ce… Quelle est cette diablerie ? Une lumière mouvante, étincelante, on dirait qu’elle sort d’un bâton. Où suis-je ? Serait-ce quelque repaire de sorcières ? Une forme s’approche, un homme, un … un… bouffon ?
Ce texte est un éventuel début de nouvelle, il ne me manque que la motivation, le temps et... l'inspiration!
Son
Mercredi 06 Août 2008 à 00:25 Publié par Yunette dans Euh... inclassable?
Dans un amphi bondé, un chercheur, surexcité, se pavane devant un comité d’acheteurs potentiels et autres scientifiques intéressés. Madame, Monsieur laissez moi vous présenter l’aboissonniet ! Un jour, excédé des hurlements des chiens du voisinage, je me suis mis à rechercher une nouvelle forme de collier anti aboiements. Je n’adhère pas à la forme de ceux actuels qui soit donnent une décharge au chien qui se laisse aller à faire son travail, soit lui offre une bouffée d’une senteur qu’il déteste, au risque de lui bousiller son odorat. Imaginez ! Grâce à ce tout petit appareil, vous choisissez le périmètre où vous voulez conserver le son… Je m’explique, votre maison est entourée de nuisibles… aéroports, trains, voisins plus que bruyants… chiens… non je ne les oubliais pas ! D’ailleurs, je vous le prouve immédiatement voyez, je ne veux qu’un diamètre de 25 mètres autour de moi, je règle donc cette molette… je disais… cette molette, mais tourne bon sang ! Je suis désolé messieurs dames, mais il semblerait que le bouton se soit bloqué à 5 mètres… Je vais remettre le son, hihi, comme une télécommande vous dis-je ! Fabuleux n’est ce pas ? Euh… bon… euh… il semblerait que j’aie un petit problème… Ah oui… vous ne m’entendez pas. Je vais vous l’écrire en grand là sur le tableau :
Un demi-siècle plus tard… la faune s’est éteinte, les animaux ne s’entendant plus dépérissent peu à peu. Et dans une vieille ville, une file d’être humains déambulent dans le plus grand silence… Enfin qu’est ce que le silence quand on ne connait pas le bruit ?
De l'évolution du Langage
Mardi 05 Août 2008 à 10:31 Publié par Yunette dans Réflexion... Ou Pas...
Si je pars du principe qu’un langage évolue au cours du temps, et qu’il s’appauvrit au fur et à mesure que le temps s’écoule, je vais pouvoir vous démontrer ce que sera la langue française d’ici quelques siècles seulement.
Aujourd’hui, chacun utilise l’ellipse ; des mots doubles sont accolés tel le « contretemps », on tend à supprimer tout ce qui n’est pas indispensable au risque de perdre toute trace de l’origine latine. N’oublions pas que de toutes les langues dérivées du latin, le français en est la plus éloignée.
J’ai pris l’exemple du Français, mais l’Anglais, à sa façon, observe une évolution quasi similaire :
Avec les nouvelles technologies de communication, le langage se simplifie.
Pourrait être déclinée ainsi en langage courant du XXIème siècle :
Et par écrit sur nos téléphones ou sur internet :
Le tout bien sur ponctué de « smileys » en tous genre, car les mots ne suffisent plus pour exprimer nos ressentis. Bientôt nous n’utiliserons plus que ces seuls « smileys », les mots seront superflus. En fait on peut d’ores et déjà dire que la langue chinoise est ce qui correspond le plus à notre future façon de communiquer, tout du moins par écrit. Chaque caractère étant un dessin à la base, cette écriture sera la plus approchante.
Pour ce qui est de l’oral, avec l’avènement des technologies de communication, notamment l’internet, les plus fervents communicants se retrouvent incapables de discuter avec leur entourage autrement que par onomatopées.
Encore un jeu... mais surtout un beau hors sujet... on devait faire un compte rendu pataphysicien... je suis trop rationnelle et réaliste dans ce texte.
Multiples
Mardi 05 Août 2008 à 10:12 Publié par Yunette dans Euh... inclassable?
« Un personnage des plus étranges a récemment disparu d'un asile d'aliénés privé près de Providence. Ne vous laissez pas aller à la panique, il n’est pas dangereux. » L’article était suivi du portrait d’un homme en blouse blanche.
Jo, énervé, déchiqueta le journal. – Pas dangereux, grommela-t-il, vous en foutrais du pas dangereux, moi. – C’est vrai quoi, on ne l’avait pas enfermé pour rien non plus ! Les triplés qu’il avait séquestrés, pendant 8 mois, les jumeaux qu’il avait torturés, tous avec des tuyaux branchés de partout. Que des multiples ! Dès qu’il en voyait, il fallait qu’il les enferme, et ce, le plus longtemps possible. Puis, s’ils réussissaient à s’échapper, il les reliait à des machines, les entourait de bips incessants, espérant que leurs sens en soient émoussés, il voulait les voir souffrir, recroquevillés dans leurs bulles. Séparés, héhé, séparés… Là était son plus grand plaisir, leur enlever la joie d’être ensemble.
Et il n’opérait pas seul, il dirigeait toute une équipe, ceux-ci s’occupaient du rapt, du ravitaillement, de l’enfermement des multiples. Ensuite, il s’en chargeait lui-même. On les lui amenait, et il faisait tout, tout ce qu’il pouvait pour les garder dans leur bulle, il la chouchoutait, la bulle, même s’il la branchait ; il n’y avait pas de raison qu’elle ne souffre pas un peu aussi non mais !
Il s’en foutait un peu de s’être fait enfermé… mais la veille, des triplés étaient venus lui rendre visite, il ne pouvait pas décemment les laisser sortir, il fallait qu’il s’en occupe ! Il s’était alors échappé, les avait suivis, et il était retourné dans son repère – heureusement ses hommes étaient libres, ils avaient été lavés de tous soupçons – il leur avait décrit sa cible, hors de question qu’elle lui échappe… Ses hommes, toujours fidèles, avaient fait en sorte de le satisfaire. Et il avait pu les séquestrer, ces triplés, ils étaient là, détendus, endormis… Un sourire sadique se dessinait sur le visage de Jo. Ceux-là… il ferait ce qu’il n’avait jamais réussi à faire avec aucune autre fratrie…, ceux là, il les garderait 9 mois! Il y arriverait, il en était sûr.
Oh non ! Déjà ?! Le service psychiatrique l’avait retrouvé… Ce n’étaient pas ses hommes qui l’avaient trahi tout de même ? Pourquoi le regardaient-ils tous ainsi ? Un regard emprunt de pitié, un peu de fierté, certains le regardaient droit dans les yeux, d’autres baissaient la tête… Il se sentait humilié, trahi…
Un encart dans un journal « Le gynécologue fou a été retrouvé et ré-enfermé dans le centre de Providence. Dans sa fuite, il a permis à une femme de ne pas accoucher prématurément. Cet homme, dans son délire, a sauvé bien des vies ; d’un seul coup d’œil il savait reconnaitre une femme enceinte, et surtout le nombre de fœtus. Grâce à lui, nombre d’entre eux sont restés presque jusqu’à terme dans le ventre de leur mère. On ne sait trop ce qui se passait dans son esprit ; bien qu’il leur fît le plus grand bien, on a compris qu’il le faisait dans un esprit malveillant. C’est pourquoi il restera ici, enfermé dans une bulle, coupé du monde ; et pour sa part, bien plus de neuf mois. »
Jeu d'écriture encore, il fallait commencer le texte par : " Un personnage des plus étranges a récemment disparu d'un asile d'aliénés privé près de Providence."
A moitié endormi, je suis bien, là, tout contre toi. Soudain ton cœur s’accélère, tu cries ! Tu me fais mal, me serres pas comme ça ! Que se passe-t-il ? Où sont tes bras ? Maman ! J’ai froid, j’ai chaud… ma tête… Maman… Maman. Où suis-je ? C’est tout vert autour de moi, j’entends des cris, je discerne ta voix, ta voix si faible, je t’entends Maman, je suis là… Pourquoi tu ne viens pas me chercher ? Des bras, enfin ! Ce ne sont pas les tiens ! Maman ! Où es tu ? J’ai mal, Maman, j’ai peur… je t’entends là, tout près, Maman… on m’emmène… Maman ! Les badauds s’approchent… Des phrases flottent dans le soleil matinal « Elle a eu de la chance ! Le bus s’est arrêté à ça.» Un peu plus loin, au pied d’un panneau, les commentaires sont moins optimistes. Ces phrases, ces phrases déchirent le cœur de la mère et résonnent dans sa tête. Elle essaie de se lever, d’appeler. «Elle est réveillée ! Qu’est ce qu’elle dit ? Ne dites rien madame. N’essayez pas de bouger surtout, les secours arrivent » Elle tente de hausser le ton « Mon bébé… Où est mon bébé ? » on ne l’écoute pas « Calmez vous, madame » Tout à coup un cri fuse « Là dans le fossé ! Il y a un bébé ! Vite ! Il est en vie ! » L’enfant hurle, couvert de sang, sa mère le réclame, la mère est soulagée, s’il hurle, c’est qu’il vit ; une ambulance qui passait par là l’emmène. Le chauffeur du car, hébété par le choc, la peur et l’alcool ne cesse de bredouiller « qu’ils sont arrivés comme ça et qu’il n’a rien pu faire ». Un second véhicule médical arrive, enfin, on y charge la mère ; les secours commencent à partir, laissant là le père… pour eux condamné. La mère puise dans ses dernières forces pour protester ; finalement, ils vont le chercher et le posent nonchalamment au sol même du camion « On le déposera à l’église… ». Par acquit de conscience il lui mette de l’oxygène, pris par le temps, tout le monde se retrouve à l’hôpital. La grand-mère maternelle arrive, paniquée, effarée… Personne ne s’occupe de son gendre, il est laissé là, sur une civière dans un couloir… Elle a peur, elle a perdu son mari à cause de la route, cette maudite route qui lui fait tant de malheur. Le temps passe, et Dieu sait comme il s’écoule lentement le temps, dans ces cas là. Elle prie, prie encore, c’est tout ce qu’elle peut faire. Elle appelle, elle veut savoir. Enfin, un semblant d’attention. Sa fille est vivante. Son petit fils risque d’énormes séquelles, son cerveau est touché. Son gendre est condamné, pas la peine d’essayer. Pourtant, elle le veut, elle, qu’on essaye, elle ne souhaite pas à sa fille d’être comme elle, veuve avant l’heure. Finalement, coup de chance – si l’on peut dire – elle voit une amie, une chef de service ; lui explique la situation, depuis le matin son gendre est sur sa civière. Celle-ci fait bouger les choses. On s’occupe du père, mal en point, on le bidouille, il reste dans le coma. Alors la mère et la grand-mère vont attendre, attendre encore, prier tant qu’elles peuvent. La mère est jeune encore, 25 ans à peine, elle ne veut pas perdre son époux, son homme, le père de son fils, elle veut qu’il puisse encore lui donner des enfants… Elle l’aime… Elle espère la mère… et surtout, elle s’en veut ! Ce n’est pas sa faute pourtant, c’est la faute à pas de chance. Elle regardait la route, avec le levé de soleil, la brume matinale elle n’a pas vu le bus, le bus si blanc… Alors elle a dit au père d’avancer, ce qu’il a fait. Et quand elle s’est rendue compte de sa méprise, il était trop tard, le bus en surcharge conduit par un chauffeur ivre, n’a pas fait le moindre écart, il arrivait si vite que tout ce que la mère a pu faire c’est serrer son bébé contre elle le plus fort qu’elle pouvait. Une deux chevaux contre un bus… ça pardonne pas. Après, le choc. Ils ont été éjectés, tous, son bébé lui a échappé, désespérée, elle l’a vu s’envoler. Son mari – ironie du sort – est allé frapper en plein sur les panneaux qu’il avait installés la semaine passée. Le bus s’est arrêté à moins d’un mètre de la mère, l’enfant, son enfant, a été retrouvé au creux d’un fossé – presque à sec, heureusement. Elle ressasse, la mère et elle prie, elle alterne entre le chevet de son fils – si petit, il a tout juste un an ! – et celui du père. Enfin, il se réveille, cela fait dix jours qu’on le dit mort cliniquement. Plus d’espoir hein ? Elle a toujours de l’espoir, la mère. Pas de quoi la rassurer pourtant, mais elle ne lâche pas, elle le bénit de ne pas avoir donné ses organes. Il se réveille donc et il reprend vite du poil de la bête, il plaisante, plutôt vivant pour un mort. Autour de lui… un mot… un nom… il est devenu le Miraculé, ce n’est pas courant qu’un mort reprenne vie le jour de Pâques. Elle ne regrette pas, la mère, elle ne regrette pas d’avoir espéré, d’avoir attendu, insisté pour qu’on ne le débranche pas, non, elle ne le regrette pas. Aujourd’hui, ils vivent, ils gardent tous des traces de ce matin de mars. Bien sur, ils sont abimés, mais ils sont heureux. L’enfant a 30 ans, il n’est pas comme les autres… Son rêve ? Etre quelqu’un de normal. Il a une petite sœur, ses parents l’ont faite rapidement après l’accident, peut être pour faire la nique au destin. La mère est devenue grand-mère, épanouie, heureuse, le cœur sur la main. Alors oui, ce fut difficile, mais ils vivent… Pleins d’Espoir, grâce à l’Espoir, d’ailleurs ne dit on pas que c’est son rôle ?
A la maison
Jeudi 31 Juillet 2008 à 10:11 Publié par Yunette dans Histoires de Vie (et rien à voir avec les sims!)
Anni déambule, perdue dans ses pensées. La steppe environnante reste silencieuse. Soudain un son, clair, coloré, la ramène à la réalité. Elle se met à courir, pressée, ses souvenirs se confondant avec la réalité. On ne passe pas ainsi à quelques centaines de mètres d'un pan de son passé sans s'offrir un détour. Cet endroit, elle l’avait quitté pour un avenir meilleur, un avenir tout court, d’ailleurs. Elle l’avait trouvé, loin. Elle revoyait le jour de son arrivée, ce jour où elle fût prise en charge, où elle reçu un nom, ce nom qu’elle portait encore, qu’elle avait fait sien, Anni. Elle avait vécu ici, au milieu d’autres enfants qui, comme elle, s’étaient enfin découvert un foyer. Leurs parents avaient préféré les abandonner plutôt que de les voir mourir sous leurs yeux, plutôt que de se résigner à les manger. C’était terrible en 1922, terrible. Elle et les autres, ils avaient fuit, loin de tout ça, on aurait pu les suivre à la trace, il suffisait de repérer les corps décharnés laissés ça et là. Marche et crève, mais espère. Leur objectif était la frontière, le gouvernement n’acceptant pas les aides, il fallait qu’ils passent s’ils voulaient manger. Toujours plus vers l’ouest, la Finlande, et là, juste après les barbelés, les OMS comme on les appelle, les attendaient. Ils sont passés, peu y sont arrivés, peu ont survécu à ce périple. Des inconnus leur ont donné à manger, à boire, les ont réchauffés, habillés, rendus à la vie. Une nouvelle identité – procédure pas très légale – mais leurs sauveurs s’étaient attachés à eux. Ils ouvrirent un orphelinat pour leurs miraculés. Et c’est là qu’Anni est née. Là qu’enfin, elle se sentit cernée par la vie, la vie palpitante et impatiente, la vie éphémère et scintillante ; là qu’elle a pu être insouciante, qu’elle a pu vivre sans craindre la faim, la terrible faim. Ce périple, elle s’en souvient, Anni, et là, près du premier lieu de son enfance, quand elle entend le marteau du forgeron, elle redevient la petite Annuska, celle qui courait au milieu des soufflets. Celle que l’on grondait parce qu’elle s’approchait trop du foyer, qu’elle posait ses mains sur l’enclume. Elle court, comme elle le peut, en cette matinée fraiche de 1990, elle a pu revenir en touriste, faire un pèlerinage dans ce village où elle a vu le jour, la première fois. Le village est en vue ! Elle trébuche, se rattrape à sa canne, relève les yeux et s’arrête net. Il a bien changé son village. C’était sans doute bien le son d’un marteau sur une enclume… Mais laquelle ? Une immense usine occupe l’emplacement de la forge de son père ; au vu de l’emblème or sur fond rouge, ce n’est pas lui qui a fait fortune. Des ouvriers, pressés, s’étonnent de voir une vieille dame plutôt bien vêtue, à genoux devant l’établissement, bredouillant des "papa, papa".
Encore un jeu d'écriture, là il fallait caser 2 phrases:
"On ne passe pas ainsi à quelques centaines de mètres d'un pan de son passé sans s'offrir un détour." celle ci devait être en 5 ème position "elle se sentit cernée par la vie, la vie palpitante et impatiente, la vie éphémère et scintillante" et celle là devait être insérée où bon nous semblait
Rire
Jeudi 31 Juillet 2008 à 10:09 Publié par Yunette dans Simili Fantasy Son rire cristallin résonne à mes oreilles. Pourtant je sais que je ne peux L’entendre encore, Elle n’est plus que le fruit de mon imagination. Au fin fond du labyrinthe, je ne La verrais plus. C’est le seul endroit que j’ai trouvé pour être sûr de ne plus La croiser. Elle m’a anéanti, et pourtant… pourtant… si je cherche la sortie « Par delà la cascade » a dit Le Vieux, c’est uniquement pour La retrouver.
Je ne sais ce que je souhaite, mais je sais ce qu’Elle fera, Elle me broiera le cœur, à nouveau, sans me regarder, sans même m’ignorer d’ailleurs, vu qu’Elle ne prend pas la peine de connaitre mon existence – il faut savoir que quelque chose existe si l’on veut l’ignorer. –
La dernière fois que je L’ai vue, j’arrivais, fier, je portais encore les cicatrices que m’avaient laissés les êtres que j’avais combattu pour Elle, pour La protéger, pour que Son peuple ne se fasse pas massacrer ! J’arrivais, donc, après une marche de plusieurs jours, chargé de présents pris chez nos ennemis, pour Elle !
Et… rien… pas un regard, ni pour moi, ni même pour mes cadeaux ! Mes hommes eurent droit à une grande cérémonie, mais moi, moi, j’étais oublié… au milieu de la salle du trône… On m’esquivait sans me voir… Jamais, au grand jamais, je n’ai ressenti tel sentiment ! La rage me serrait la gorge, impossible de prononcer quoi que ce soit, paralysé par ma haine et ma honte ! « Pourquoi, mais pourquoi m’évite-t-on ? Ai-je contracté une maladie qu’on m’aurait tue ? Ai-je accompli quelque acte innommable ? Une réponse ! Je vous en conjure ! Parlez-moi ! Ne me laissez pas dans l’ignorance ! Ne m’abandonnez pas à ma honte ! » Ainsi restais-je, prostré, sans pouvoir dire mot… Mortifié.
Alors Elle a rit… rit et rit encore… Ce rire… Je l’ai ressenti au plus profond de mon être… Elle ne voulait pas de moi, ma place n’était pas ici. J’ai laissé là mes trophées et je me suis dirigé vers la Porte Interdite, une arche en fait, qui n’a de porte que le nom ; chacun connait le destin de ceux qui la traversent : Nul n’en est jamais revenu… J’y suis entré, il fait sombre… le froid me glace, je ne vois pas même mes doigts au bout de mes bras tendus, mais j’entends ; j’entends la cascade au loin, bien que son rire me perce les tympans, alors je me dirige par là, pas la peine d’essayer de faire demi tour, je ne voyais plus l’arche après l’avoir passée. J’ai croisé Le Vieux, il donnait l’air d’être enraciné comme s’il avait toujours été là, une barbe longue et sinueuse, à l’image du labyrinthe…
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